Mini onduleur pour routeur : modification 18650 du DC1018L et banc d’essai

J’ai acheté ce mini onduleur DC1018L pour secourir mon routeur face aux coupures de courant imprévues. Aujourd’hui, il passe direct sur l’établi pour voir ce qu’il a dans le ventre. Les batteries du commerce surchauffent souvent ou coupent net au moment précis où le matériel réseau réclame un pic d’intensité. Mon plan : ouvrir le boîtier plastique, glisser quatre accus lithium 18650 haute capacité, puis limiter la décharge résiduelle inutile en déconnectant le circuit d’alimentation du port PoE. Préparez votre multimètre et un levier. On attaque.

Auteur : LifeKaki

📊 Spécifications techniques et composants

Modèle Mini onduleur DC1018L
Configuration de la batterie 4 accus Li-ion 18650 (testés avec des modèles sans téton de 4000 mAh)
Sorties disponibles USB 5V, jack DC 9V, jack DC 12V, PoE RJ45 (sélectionnable 15V/24V)
Tension mesurée rail 5V 5,02 V DC à vide / 4,90 V DC sous charge USB
Tension mesurée rail 9V 9,438 V DC
Tension mesurée rail 12V 12,30 V DC
Température de surface au repos 18 °C
Température en fonctionnement sous charge 33 °C (testé avec un routeur Tenda 12V)

📊 Aperçu du projet et coûts (marché US)

Difficulté : Facile

Temps nécessaire : Bricolage : 35-45 minutes | Pro : 15 minutes

Tarif d’un professionnel : 50 $ – 80 $ forfaitaire

Conclusion : Réaliser l’opération soi-même épargne environ 65 $ de main-d’œuvre, une somme directement réinjectable dans des accus de qualité.

Matériel et outils nécessaires

• Mini onduleur DC1018L

• Routeur Wi-Fi Tenda 12V

• Lampe LED USB d’appoint

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Assemblage et tests pas à pas

Déballage et inspection des ports externes

Dès la sortie de boîte du DC1018L, la légèreté du boîtier frappe immédiatement. L’appareil se branche directement sur le secteur pour abaisser la tension vers des sorties 5V, 9V et 12V sur connecteurs jack. Sur le flanc, deux prises RJ45 gèrent le PoE passif, aux côtés des fiches USB. Le plastique d’entrée de gamme semble un peu souple sous les doigts, mais le gabarit compact se glisse facilement derrière un meuble. La majorité des routeurs tournent en 12V régulé, alors que les boîtiers optiques ONT demandent souvent du 9V ou 12V. Aucune surtension n’est permise ici. Je vérifie systématiquement l’étiquette signalétique avant de brancher le moindre équipement. L’agencement reste propre. Tout paraît en ordre.

Installation des accus lithium 18650 dans le logement

En retirant la trappe arrière, on découvre un berceau vide destiné à recevoir quatre éléments. Cet onduleur arrive sans accumulateurs : il faut donc fournir ses propres cellules lithium de qualité. J’insère quatre accus 18650 de 4000 mAh chacun afin de maximiser l’autonomie en cas de coupure prolongée. Attention à la polarité. Le pôle négatif plat vient en appui contre les ressorts, tandis que le pôle positif entre en contact avec la languette en laiton. Une inversion de cellule détruirait instantanément les pistes de charge ou les diodes anti-retour. Chaque élément est inséré avec un angle d’environ trente degrés pour éviter de déchirer la gaine thermorétractable sur les bords métalliques. Tout s’ajuste parfaitement. C’est du solide.

Premier démarrage et contrôle des voyants LED

L’interrupteur à bascule arrière réveille immédiatement la façade. Une rangée de petites LED vertes s’illumine après un bref clignotement de départ. Si les voyants étaient restés éteints, un démontage de la trappe aurait permis de vérifier l’assise de chaque pôle sur son ressort. Un contact sale ou oxydé engendre une chute de tension immédiate, trompant la puce de gestion qui conclut à une décharge profonde. Je ne raccorde pas encore le routeur : des mesures au voltmètre s’imposent d’abord sur chaque broche. Aucun sifflement de bobine ni grésillement suspect ne s’échappe de la carte au démarrage. Silence complet sur la table. Très bon présage.

Mesure des sorties DC principales 5V et 12V

Brancher le cordon d’alimentation secteur me donne la possibilité de mesurer les tensions réelles de charge et de transit sur le réseau électrique. Multimètre réglé sur tension continue, je place la pointe négative sur le pourtour extérieur du jack. La broche centrale du connecteur 5V affiche rigoureusement 5,02 V. Rien ne bouge. Sur la fiche 12V principale, l’écran indique un très propre 12,3 V. Cette marge de 0,3 V compense parfaitement la légère chute ohmique occasionnée par les câbles d’alimentation quand les émetteurs radio du routeur s’activent. Les circuits bas de gamme montent parfois à 13,5 V, risquant de claquer les condensateurs d’entrée. Ce régulateur tient la cadence.

Vérification de la stabilité du rail auxiliaire 9V

J’insère ensuite les pointes de test dans la prise jack auxiliaire 9V à centre positif. Le voltmètre se stabilise à 9,438 V. La valeur dépasse légèrement la cible nominale de 9,0 V, mais les circuits de conversion interne des modems modernes encaissent cette tolérance sans problème. Les alimentations d’entrée de gamme varient souvent au gré des parasites du réseau alternatif, or cet appareil filtre correctement l’ondulation résiduelle. Veillez à bien maintenir le contact extérieur pour éviter des valeurs erratiques à l’écran. Prenez garde à ne pas provoquer de court-circuit entre la pointe et la masse. Une alimentation DC propre. On passe à la suite.

Examen du boîtier avant désassemblage

Avant d’attaquer l’ouverture de la coque, j’observe les lignes d’assemblage sur tout le pourtour. L’appareil fait appel à des clips internes plutôt qu’à des vis : forcer brutalement briserait net les ergots de retenue. J’étudie la zone de jointure des deux demi-coques, notamment près des ouïes d’aération latérales. Faire levier au niveau des découpes de connecteurs risquerait de fendre l’ABS fragile autour des prises DC. Déterminer les points de flexion sur les longueurs évite de ruiner le boîtier et d’avoir à coller du ruban adhésif plus tard. L’établi doit rester parfaitement propre, sans vis ni limaille. Calme et méthode évitent la casse.

Séparation de la coque au levier en nylon

Je choisis un spudger plat en nylon plutôt qu’un tournevis en acier trempé. Les outils métalliques massacrent le plastique tendre en laissant d’horribles bavures coupantes. J’insère le coin de levier dans la rainure latérale et j’applique une légère torsion jusqu’à entendre le déclic du premier ergot. La progression le long du joint se fait doucement, sans contraindre excessivement l’angle. Si le levier plie, je me déplace de quelques centimètres pour agir plus près des points d’ancrage. Le plastique froid devenant cassant sous la contrainte, je laisse la coque fléchir d’elle-même. Après trois clips libérés, la partie supérieure se détache sans effort du fond. Aucun ergot cassé. Une séparation impeccable.

Inspection du circuit imprimé et des soudures

Le capot retiré laisse apparaître le circuit imprimé vert installé au fond du boîtier. Les pistes affichent une largeur convenable, et les soudures autour de l’inductance de puissance principale et des condensateurs de filtrage sont remarquablement propres. Aucun résidu douteux de flux, pont d’étain ou soudure sèche sur les voies à fort courant. Des régulateurs abaisseurs dédiés équipent chaque ligne de tension, ce qui limite les interférences mutuelles. Une petite carte fille est raccordée dans l’angle arrière pour gérer le routage réseau. Ce sous-ensemble alimente les injecteurs PoE et les circuits auxiliaires LAN. Il consomme de l’énergie en continu, même à vide. Il est temps d’y remédier.

Repérage du faisceau de câblage interne du PoE

En suivant les fils reliés aux embases réseau PoE, on visualise le cheminement de l’alimentation vers la carte réseau secondaire. Deux conducteurs torsadés partent du bus batterie pour alimenter un transformateur élévateur dédié. Même lorsqu’aucun câble Ethernet n’occupe la prise RJ45, ce petit circuit élévateur tire un courant de veille permanent. Durant une coupure de six heures, chaque milliampère gaspillé par un composant inutile grignote l’autonomie de la box. Je remonte méthodiquement les fils jusqu’au connecteur afin de ne pas sectionner par mégarde les lignes de contrôle logiques. Il faut identifier avec certitude la ligne d’alimentation avant d’empoigner la pince. Mesurer deux fois, couper une seule.

Déconnexion du faisceau d’alimentation PoE inutilisé

Je retire délibérément le connecteur qui alimente le circuit fille LAN et PoE. Mon installation domestique s’appuie sur un boîtier optique classique et un routeur Wi-Fi autonome : le PoE passif ne me sert à rien ici. Laisser ce convertisseur actif reviendrait à dissiper inutilement l’énergie de la batterie sous forme de chaleur dans un boîtier clos. Je saisis la fiche avec une pince à becs fins pour l’extraire droit sans plier les broches. Sur une liaison soudée à demeure, il aurait fallu couper net et isoler les extrémités avec de la gaine thermorétractable adhésive afin d’écarter tout court-circuit avec la masse. Couper cette consommation parasite rend l’onduleur plus frais et plus durable en cas de panne secteur. Modification achevée. Zéro perte au repos.

Mesure thermique au repos et branchement du routeur

Le thermomètre infrarouge pointé sur les composants électroniques indique une température de référence d’environ 18 °C au repos. La carte reste fraîche sous les doigts, sans aucune contrainte en veille. Vient l’instant décisif : je branche mon routeur Wi-Fi Tenda 12V sur le port jack 12V via un cordon court. Les voyants de la box s’illuminent et le système démarre instantanément, sans redémarrage en boucle ni hésitation. Dès que le routeur diffuse ses réseaux sans fil et achemine les paquets de données, les régulateurs du mini onduleur débitent un courant continu. Cette conversion d’énergie génère une dissipation thermique normale sur les inductances CMS. Il reste à surveiller l’élévation de température.

Vérification thermique en fonctionnement continu

Après plusieurs minutes d’échanges intensifs de données, je scanne à nouveau les étages de conversion avec le capteur infrarouge. Le régulateur à découpage le plus chaud plafonne à 33 °C. Cette valeur demeure parfaitement sûre pour du petit matériel électronique, très loin du seuil critique des 60 °C où les condensateurs bon marché commencent à vieillir prématurément. La dissipation dans l’air libre est fluide et, le module PoE étant coupé, la zone d’échauffement s’avère restreinte. L’accumulation de points chauds dans une boîte en plastique reste à proscrire : cela dégraderait les accus 18650 voisins en raccourcissant leur durée de vie. Le circuit gère la chaleur sans broncher, évitant tout ventilateur bruyant. Bilan thermique idéal.

Contrôle des connecteurs jack et de la tension du câble

Le système tournant à plein régime avec le routeur, j’exerce une légère traction sur les câbles DC près de l’embase. Les fiches d’alimentation d’entrée de gamme présentent souvent un jeu mécanique excessif : le moindre faux contact coupe la broche centrale et redémarre la box en pleine session. Ici, l’ajustement reste ferme, sans aucun vacillement des voyants réseau. Les cordons sont disposés à plat, loin des angles vifs du bureau pour éviter tout pincement. Le serre-câble surmoulé restant sommaire, mieux vaut ne pas imposer de coude à angle droit trop serré. L’ensemble résiste parfaitement aux mouvements modérés. Les lames de contact internes serrent fort.

Test de la sortie USB 5V sous charge d’éclairage LED

Ce boîtier ne se limite pas à alimenter la box internet : il intègre un port USB 5V en façade, très pratique pour un éclairage d’appoint. J’y connecte une tige d’éclairage LED USB pour simuler un besoin de lumière en pleine obscurité. Un testeur USB intercalé indique une tension stabilisée à 4,9 V pendant que le ruban LED débite son courant nominal. L’absence d’affaissement notable prouve que le régulateur 5V supporte la charge conjointe du routeur et du port USB sans faiblir. La lumière reste constante, exempte de scintillement stroboscopique. On peut donc recharger un smartphone tout en maintenant le réseau opérationnel. Une double fonction très utile au quotidien. Fonctionnement exemplaire.

Simulation de coupure de courant et réassemblage du boîtier

Je replace la demi-coque supérieure sur son socle jusqu’au verrouillage franc de chaque ergot latéral. Reste le test décisif : simuler une coupure de secteur impromptue. Alors que le routeur échange activement et que la lampe USB brille, je débranche la prise secteur murale d’un geste sec. La box ne cille pas, ne perd aucun paquet et ne redémarre à aucun moment. Le temps de commutation sur cette alimentation sans coupure en courant continu est virtuellement de zéro milliseconde, le bloc d’accumulateurs étant tamponné directement en amont des convertisseurs abaisseurs. Rebrancher le secteur relance immédiatement la charge, avec le voyant vert qui clignote normalement. Transition impeccable. Le secours fonctionne exactement comme espéré.

Bilan final au banc d’essai et conseils d’utilisation

Après cette batterie d’essais validés, ce mini onduleur DC1018L modifié s’avère un excellent relais de secours pour sécuriser son installation internet. L’intégration de quatre accus 18650 sérieux garantit plusieurs heures de Wi-Fi ininterrompu lors des pannes de quartier. Débrancher l’inutile rail PoE valait largement ces cinq minutes de démontage, en éliminant l’échauffement passif et la consommation résiduelle permanente. Installez de préférence l’appareil dans un espace dégagé et bien ventilé sur une étagère, plutôt qu’étouffé derrière des coussins ou un fouillis de câbles. Pensez à enregistrer la vidéo pour conserver le pas-à-pas sous la main si vous décidez d’équiper votre propre box. Du matériel fiable. Réalisé proprement.

⚠️ ATTENTION : AVERTISSEMENT DE SÉCURITÉ !

Vérifiez impérativement la polarité des accus avant de placer les piles 18650 dans le support à ressorts. Une inversion de polarité détruira le circuit de régulation et risque de provoquer un court-circuit dangereux.

Bilan et conseils

Au final, le DC1018L délivre une tension continue parfaitement stable, évitant les redémarrages intempestifs lors d’une coupure de secteur. Déconnectez le module PoE inutile, insérez de bons accus 18650 haute capacité, et vous obtiendrez un secours ultra-fiable pour garder votre Wi-Fi actif à moindre coût.

📋 FAQ

❓ Peut-on alimenter simultanément un terminal optique GPON 9V et un routeur Wi-Fi 12V ?

Oui, ce fonctionnement simultané est géré. La carte interne embarque des convertisseurs abaisseurs distincts pour chaque port. Veillez simplement à ce que le courant cumulé ne dépasse pas 2A pour éviter toute surchauffe.

❓ Faut-il obligatoirement déconnecter les fils du PoE ?

Non, ce n’est pas obligatoire. L’appareil fonctionne dès sa sortie de boîte. Cependant, si vous n’utilisez pas de matériel PoE, débrancher ces câbles élimine toute consommation parasite et augmente l’autonomie sur batterie.

❓ Quels accus 18650 recommandez-vous pour ce mini-onduleur ?

Misez sur des accus à tête plate de marque reconnue (Samsung, LG ou Sanyo) avec une capacité de 3000 à 3500 mAh. Évitez les éléments bas de gamme prétendant offrir plus de 9900 mAh : ce sont des contrefaçons.

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